02h00, heure où certaines se bourrent la gueule, que d'autres dorment, et puis il y a moi. Qui ne dors pas. j'étouffe. j'étouffe au milieu de ce monde ou tout le monde se connaît, où les rumeurs et les contre versent fusent, où les réputations te bouffent. l'amitié disparaît, on est toujours l'ami de, ou l'ex de, la personnalité est devenue tabou, on se doit tous d'être pareil, l'originalité est bannie, je t'aime, est devenu un sentiment bâclé, et je te hais, un tabou, et je tente vainement de fuir ce sale monde , et j'ai beau courir, il m'est impossible d'être libre, de respirer, de sentir une ambiance, ce sourire, qui me rappelle d'où je viens et à quoi je suis destinée. Destinée, à subir la réussite de mes parents, à être amis avec des gens de mon milieu, pour des raisons qu'on appelle l'éducation, alors qu'ils sont juste nés avec plus. toujours plus, et c'est inscrit dans leurs veines, de faire toujours plus, de montrer toujours plus, encore et encore, jusqu'à qu'ils en crèvent, et qu'ils s'ennuient de leur perfection achetée. Puis y'a ces amitiés, on se connaît tous, et ça me rend malade, du virtuel. Et ces amitiés, encore ces amitiés, où aucune ne fait aucune exception, pour la simple raison qu'on est tous là
pour la même chose.
Entretenir notre Futur.